25 juin 2009.
Le monde est soufflé : Michael. Jackson. Est. Mort.
À 19h13 minutes, dans mon salon à écouter de la musique avec ma coloc et son copain, le téléphone sonne. La coloc répond. "HEIN!? POUR VRAI!?!!". Elle nous regarde avec des yeux effarés pendant qu'au téléphone, l'interlocuteur lui déballe son sac d'informations juteuses. Je suis sommée de synthoniser les nouvelles à la télé. Et voilà. Denis Lévesque commente le fouillis des hélicoptères en pagaille survolant l'hôpital encerclé pendant qu'un bandeau défile au bas de l'écran : "Michael Jackson mort d'un arrêt cardiaque à 50 ans".
Sonnés, abasourdis, on ouvre en vitesse les clapets de nos cellulaires et on compose à qui mieux-mieux. À la vitesse de l'éclair, nous informons nos parents, nos proches et nos amis de cette perte tragique, comme si un proche était disparu. On veut tous être le premier l'apprendre aux autres, celui qui va goûter à la réaction unique et spontanée de nos copains. Une cacophonie de sonneries téléphoniques retentit dans les cieux - l'atmosphère est engorgée d'ondes.
Ne pouvant y croire, on appelle l'ordinateur en renfort à la recherche de détails complémentaires. Facebook est saturé. On porte aux nues le roi déchu de la pop.
Son décès est constaté à 17h26, heure du Québec. Le premier commentaire émis parmi mes amis se fait à 18h06. Le monde peut être parcouru en 40 minutes.
Vous rappelez-vous du 11 septembre? Le lieu, le moment exact où vous étiez, qui était à vos côtés? Le sentiment d'incrédulité qui vous a d'abord assailli, puis celui ou vous avez compris que quelque chose venait de se passer. Quelque chose d'international, de planétaire, quelque chose de BIG. Un simple événement qui marque à jamais. C'est un peu triste d'associer cet événement à la mort somme toute banale d'une pop star. Mais c'est un peu ça.
Une figure emblématique, un symbole, un personnage aussi vivant que sa musique est mort. Comme les rock star des années 70, il est mort dans une espèce de déchéance étrange, où la drogue et le sexe ont été remplacés par les poursuites judiciaires et les chirurgies plastiques.
What a world.
La mort d'une icône en temps réel. C'est maintenant possible. Et c'est arrivé le 25 juin 2009.
1 commentaire:
Eille! C'était moi le coup (ouch!) de téléphone!!!!
Hin hin hin
Mais qu'est-ce que je fais là? Je me le demande mais bon!!
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